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lundi 3 septembre 2012

Médecine générale 2.0



La médecine générale de proximité se meurt. C'est un constat partagé par tous.


Je me suis déjà, à plusieurs reprises, longuement exprimé sur le sujet, dans ce blog.


Une fois ce constat posé, les propositions des différentes instances pour sauvegarder un accès aux soins de première intention de qualité, paraissent, aux yeux des professionnels de terrain que nous sommes, plus inadaptées les unes que les autres...


Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de publier ici un billet qui n'a pas été rédigé par moi même mais par un collectif de médecins blogueurs et de médecins "twitteurs", généralistes pour la plupart, mais aussi spécialistes, acteurs de terrain, qui entends se faire force de propositions pour qu'existe encore dans 5 ou 10 ans une offre de soins primaires de qualité, en zone rurale.

Il me semble qu'il s'agit d'idées innovantes, qui méritent d'être débattues sur la place publique. 

Bien sûr, certaines de ces propositions me paraissent personnellement discutables alors que d'autres me sont plus immédiatement sympathiques. 
Mais après tout, quoi de plus normal que de ne pas tous avoir exactement la même opinion. 
Lorsque l'on rends un travail collectif, le consensus est nécessaire, et l'enjeu, à savoir la survie de la médecine générale me parait ce matin plus important que les discussions byzantines.

Par ailleurs, je serais satisfait si ma défiance envers les pouvoirs publics, fruit de 25 ans d'incompréhension et de relations plus que conflictuelles avec les administrations et les différents ministres qui se sont succédé, devait se révéler obsolète, et si cette proposition des professionnels ouvrait la porte à de vraies avancées pour une médecine générale de qualité...
Qui vivra verra.

Je suis donc heureux de vous proposer ce matin, en même temps que de nombreux autres blogs médicaux, ce travail collectif qui mérite une lecture attentive.

lundi 13 août 2012

Paiement à l'acte ? Salariat ? Capitation ?

Alors que rien se semble pouvoir enrayer la chute de la médecine générale, la blogosphère médicale bruisse de mille bruits.
Gelule raconte le quotidien d'un médecin de campagne et s'indigne qu'on puisse à ce point dénigrer la médecine générale.
Borée parle de la sortie de son livre, que je n'ai pas encore lu, et s'exprime avec intelligence sur la certification en médecine générale.

Le conseil national de l'ordre des médecins jette un pavé dans la mare, en donnant blanc-seing au nouveau gouvernement pour forcer les jeunes médecins à aller exercer dans les déserts médicaux, tandis qu'il déclare acceptable pour le secteur 2, des honoraires allant jusqu'à 4 fois les tarifs conventionnels.
Sans doute faut-il comprendre là que les membres du conseil national sont urbains, âgés et en secteur 2 (c'est le cas du Dr Legman, président du conseil national, qui applique des tarifs allant jusqu'à 3 fois le tarif conventionnel, si l'on en croit simplement l'assurance maladie).

Dominique Dupagne aborde la possible fonctionnarisation de la médecine de premier recours, comme je l'avais d'ailleurs fait il y a quelques mois.
C'est d'ailleurs un sujet sur le point de devenir un marronnier.

jeudi 10 mai 2012

Lettre ouverte à ma CPAM.

La permanence des soins est de plus en plus compliquée dans notre coin et en plus, la CPAM oublie de verser les indemnités d'astreinte.
Je me suis donc fendu d'une petite missive enjouée que je me réserve la possibilité d'envoyer prochainement.


vendredi 4 mai 2012

Pot-pourri de printemps (vraiment pourri)

L'actualité est désespérante.
En Polynésie la situation s'est enlisée sur une demi-victoire (ou une demi défaite) des médecins avec la hausse administrative du tarif d'autorité. 90 % des libéraux sont toujours non conventionnés. Les patients sont désormais remboursés sur la base d'un tarif équivalent à environ 80 % du  tarif conventionnel.
C'est comme si en France le tarif de la consultation du MG était laissé libre et remboursé sur la base de 19 euros.

vendredi 6 avril 2012

De l'échographie en médecine générale.

Comme je le laissait entendre récemment, j'ai été percé à jour.
Certains de mes confrères, conventionnophiles convaincus, m'ont reprochés, en des termes euh... plutôt vindicatifs et peu confraternels, d'écrire sur les maisons de santé pluri-professionnelles, des billets incendiaires qui sèment la m... et les handicapent dans leur quête de financements publics.
Ils me reprochent de ne pas, comme eux, être un "intrépide chasseur de subventions", et même, de faire fuir le gibier...
Rhooo.. c'est même pas vrai !
Mais bon, comme je commence à avoir peur pour ma vie, comme je ne veux pas que mon cadavre soit retrouvé au petit matin, un stéthoscope encore noué autour du cou, une fois n'est pas coutume, je vais donc écrire aujourd'hui, un billet PO-SI-TIF, un billet gentil qui ne dit de mal de personne. Bien sûr, ça risque d'être un peu ennuyeux, mais tant pis. Mon e-réputation est à ce prix. Que dis-je, ma VIE est à ce prix !
(Et puis bien sûr, il sera toujours temps de reprendre les bonnes vieilles habitudes un peu plus tard, non ?)
Le sujet est tout trouvé : Nous avons maintenant reçu notre échographe et il fonctionne à plein régime. Il est largement temps de rendre compte de cette formation en échographie adaptée à la médecine générale que nous suivons, mon associé et moi même depuis quelques mois, et de l'usage qu'un généraliste peut faire d'un échographe.

mardi 6 mars 2012

Suite du feuilleton Polynésien

Le feuilleton sanitaire polynésien continue de plus belle.
Le système sanitaire de Polynésie Française est calqué sur le système français. Ses difficultés de financement y sont aussi importantes. La CPS (équivalent local de la CNAM) est en faillite. Elle a donc un besoin urgent de faire des économies. Certes, elle pourrait diminuer ses frais de gestion, mais elle décide plutôt de baisser de 30 % environ les actes CCAM, diminuant par là même les chiffres d'affaire des médecins spécialistes libéraux.

dimanche 26 février 2012

Chroniques de la folie ordinaire

Je n'avais pas souvenir d'une période de février aussi chargée. Cela fait pourtant 5 ans que je bataille ici.
Et là, le mot "batailler" prends tout son sens.
40 à 50 personnes par jour et par médecin dont 15 cas de traumato, des grippes comme s'il en pleuvait, des rougeoles à la pelle et pour faire bonne mesure, des "petites" urgences de médecine générale de montagne : gelures des orteils, douleurs thoraciques, polytrauma, coliques néphrétiques...
13 jours d'affilé, à travailler 14 h par jour, plus 4 nuits d'astreinte, évidemment loin d'être calmes.
Cette fois, j'ai vraiment cru ne pas y arriver.