Un dernier bain dans le lagon, à admirer les poissons et les coraux, une dernière balade sur la plage de sable noir, un dernier tour au marché de Papeete pour ramener des souvenirs aux proches, une dernière soirée d'anniversaire en famille, à refaire le monde une Hinano à la main, puis l'aéroport, les colliers de coquillages, les effusions, les larmes. Au revoir tous le monde et à dans... ... 7 ans ?
Chroniques pas très sérieuses, mais très véridiques, d'une médecine libre et tout terrain en zone de montagne.
À lire sur le Club des Médecins Blogueurs Headline Animator
samedi 30 juillet 2011
lundi 20 juin 2011
Le jeudi, c'est Tahiti
Ce mardi, nous partons en vacance.
Depuis quelques jours j'annonce donc aux patients que je pars quelques jours à la mer, voir la famille de ma femme.
Techniquement, c'est totalement vrai.
Mais ma femme est demi !
Depuis quelques jours j'annonce donc aux patients que je pars quelques jours à la mer, voir la famille de ma femme.
Techniquement, c'est totalement vrai.
Mais ma femme est demi !
samedi 18 juin 2011
Une MSP pour Troufignan ?
Hier j'ai rencontré mon collègue Jean Pierre de Troufignan.
C'est un excellent médecin et un homme très sympathique, toujours de bonne humeur. Il a fait le choix d'exercer seul, mais garde d'excellentes et étroites relations avec ses confrères, donc avec nous. Il pratique la médecine générale et est également correspondant SAMU.
En secteur 1, et exerçant seul, il n'a pas investit dans une table de radiologie et ne participe pas à la prise en charge de la traumatologie du ski.
Nous nous sommes arrêtés au bord de la route, au soleil, et nous avons discuté.
Il m'a demandé si je serai présent à la réunion de jeudi prochain, à la préfecture du département.
Quelle réunion ?
mardi 7 juin 2011
"Consommé d'EBM avec ses pépites de séduction"
1986. Jeune externe dans un service de médecine interne de la région parisienne, je m'acquitte de ma tâche de mon mieux.
Le jeudi, c'est staff avec le grand patron. J'aime bien le patron. C'est un homme d'une grande érudition médicale et d'une humanité extraordinaire. Aujourd'hui encore il reste un de mes modèles.
De plus, et les médecins comprendront, il est très rare qu'un chef de service de 60 ans prenne 2 h de son temps chaque semaine, pour coacher ses externes.
Je dois présenter le cas de Mme Bidule, mais le dossier est resté bloqué en radio. Impossible de le récupérer avant le staff.
mardi 24 mai 2011
Iatrogénie et soumission à l'autorité
En arrivant au centre médical, ce lundi matin, Pauline, la secrétaire me demande de contacter rapidement le centre de greffe d'organe de l’hôpital. Ils viennent d'appeler et cherchent des renseignements sur Mme S. dont ils veulent prélever les cornées.
Je suis surpris. Non pas de ne pas avoir été prévenu par le service de réanimation où elle est morte (ils ne connaissent pas le téléphone ni le fax) mais parce que je ne pensais pas qu'elle nous quitterait aussi vite.
J'ai laissé Mme S. il y a 8 jours à l’hôpital local, aux bons soins de mes collègues du bas de la vallée.
Certes, elle était porteuse d'un cancer de la marge anale, et subissait un traitement pénible, mais elle était en pleine forme par ailleurs. Il y a 2 mois, elle allait encore aux champignons et gardait ses petits enfants.
Son histoire avait commencé il y a un an et demi par une tuméfaction de l'aine.
jeudi 19 mai 2011
J'adoooore la télétransmission !
Il y a deux semaines, mon PC est mort.
Il était très vieux et cela faisait longtemps qu'il était malade. Il était pris de brusques crises spastiques avec kinésies paradoxales. Il figeait brutalement pendant 30 secondes comme un parkinsonien en fin de parcours, puis me laissait de nouveau accéder à son disque dur (dur dur!).
De temps en temps, ces fonctions supérieures laissaient même à désirer. Il « oubliait » des choses, ou plantait inopinément. Des espèces de syncopes informatiques en somme.
Un jour, le clavier ne répondait plus, ce qui était un peu ennuyeux, une autre fois, il n'affichait plus aucune icône...
dimanche 15 mai 2011
"Négociations conventionnelles", mon c...
Mon grand père était médecin, dans une ville moyenne du sud ouest de la France.
Il s'était installé en 1938 dans une petite ville du centre puis avait été mobilisé sur la ligne Maginot. Sa femme, ma grand mère avait fuit les bombardements et lorsqu'il avait été démobilisé, la ville avait été rasée de fond en comble par les bombes. Dans les décombres de leur maison, il avait retrouvé une unique tasse à café intacte, dernier vestige de leur vie d'avant.
Ils s'étaient donc retrouvés en 1940 avec 3 enfants, à camper chez la grand mère.
Qu'a cela ne tienne. Il avait retroussé ses manches, recréé un cabinet, refidélisée une clientèle, racheté une maison et élevé ses 8 enfants (5 autres étaient arrivés après 1940).
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