À lire sur le Club des Médecins Blogueurs Headline Animator

dimanche 26 février 2012

Chroniques de la folie ordinaire

Je n'avais pas souvenir d'une période de février aussi chargée. Cela fait pourtant 5 ans que je bataille ici.
Et là, le mot "batailler" prends tout son sens.
40 à 50 personnes par jour et par médecin dont 15 cas de traumato, des grippes comme s'il en pleuvait, des rougeoles à la pelle et pour faire bonne mesure, des "petites" urgences de médecine générale de montagne : gelures des orteils, douleurs thoraciques, polytrauma, coliques néphrétiques...
13 jours d'affilé, à travailler 14 h par jour, plus 4 nuits d'astreinte, évidemment loin d'être calmes.
Cette fois, j'ai vraiment cru ne pas y arriver.

samedi 28 janvier 2012

Fin de la convention en Polynésie.

La Polynésie Française est un peu le laboratoire de la France.
Les travers des institutions françaises y sont amplifiés jusqu'à en devenir caricaturaux.
J'ai déjà eu l'occasion d'en parler.
Mais il se passe en ce moment à Tahiti des évènements qui devraient nous interpeller, en tant que médecins et en tant que français.
Bien sûr, la presse française n'en dit rien. Pas le moindre entrefilet dans notre belle presse nationale méga-subventionnée par l'état. De là, à y voir un lien de cause à effet...
Mais jugez plutôt :

dimanche 15 janvier 2012

MdS, centres mutualistes et déserts médicaux

Il m'arrive de feuilleter le Quotidien du Médecin. Non pas que les informations scientifiques qu'il contient soient transcendantes, non. Ce sont plutôt les informations professionnelles qui m'intéressent dans ce torchon périodique.
Bien sûr, il n'y a pas vraiment de travail journalistique dedans. Il ne faut pas exagérer quand même. Mais en tant qu'organe de presse officiel de la bienpensance ambiante, il arrive qu'il génère quelques pépites, à son corps défendant naturellement.
Quotidien du Médecin du 13 janvier 2012, page 3 : 2 articles intéressants, juxtaposés :

jeudi 12 janvier 2012

Libéral ou fonctionnaire ?

Depuis que l'hiver à commencé, nous enchaînons un week-end de travail toutes les deux semaines et les semaines sont chargées avec des accidents de ski assez nombreux, sur des pistes gelées.
Il y a eu l'ouverture de la station de ski, grâce aux faibles chutes de neige survenues juste avant les vacances de Noël. 
Il y a eu également ces trois jours passés à poursuivre l'apprentissage de l'échographie, trois jours d'échanges d'une grande richesse entre le tourbillon des vacances de noël et la bourrasque du week-end suivant.
Il y a eu la préparation de la V3 dans l'établissement de santé qui m'emploie à temps partiel. 
Et il y a eu cette réunion, organisée à l'initiative du maire de Troufignan qui veut relancer le projet de maison de santé pluri-disciplinaire (ou pluri-professionnelle, puisque le nom officiel du machin semble changer). 
Non, je ne cèderai pas au plaisir facile de faire un billet d'humeur sur ce non évènement. Enfin si, peut-être, mais juste un petit, alors...

samedi 3 décembre 2011

"Evaluation - Evaluation, Est-ce que j'ai une gueule d'évaluation ?"

Les "mi-saisons" sont habituellement assez calmes et ce sont des périodes où j'essaie de caser ma formation professionnelle.
cette année, comme j'en ai déjà parlé ici cette année, avec mon associé, nous avons choisi un programme de formation à l'échographie adapté à la médecine générale. Malheureusement, nos autorités n'ont pas choisi de favoriser cette formation qui revaloriserait pourtant la MG sur le fond, bien plus que les mesurettes habituelles.
Donc pas d'indemnisation OGC pour cette formation qui coûte quand même ... un peu.
Attention, avec ses 7 jours de formation pratique sur site, son prêt d'un échographe pendant un mois, sa formation de quinze minute quotidienne sur internet et son tutorage, elle vaut largement ses 2000 euros. Mais quand on n'a pas de trésorerie, c'est un peu chaud.

jeudi 10 novembre 2011

Des nouvelles de Troufignan

Hier, j'ai participé à la CME de l'établissement d'enfant qui me salarie un petit temps partiel. Il y avait là mon collègue Jean Pierre, qui est généraliste à Troufignan et qui est également un salarié à temps partiel de cet établissement. Il me connait bien, et en riant il m'a tendu une feuille de papier. "Tiens, je sais que ça va te plaire!"
C'était une lettre que le DG de l'ARS venait de lui envoyer, et effectivement j'ai apprécié..

jeudi 3 novembre 2011

L'avenir de la Médecine générale. Télémédecine ou technicité ?

Dans une vie antérieure, j'ai été, comme maintenant, médecin de campagne. C'était en des temps reculés, les années 90, où la consultation était "honorée" 17,53 euro et la visite 20,58 euro.  Je n'avais pas encore tout compris et je faisait des centaines de km par semaine sur des routes à peine goudronnées pour aller me faire ruiner les pantalons par des chiens galeux dans des cours de ferme boueuses.
Bien sûr, je force un peu le trait, mais si peu, pour décrire ces petites exploitations où depuis des générations, les paysans locaux élevaient leur 5 vaches et arrachaient péniblement à la glèbe hostile quelques tubercules...
Dans une de ces fermes, vivait un couple d'agriculteurs sexagenaires, dont la femme avait eu la malchance de déclarer son diabète en débutant simultanément une cécité quasi complète et un mal perforant plantaire.